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Casap vante 96 % de litiges gagnés contre 60 % au secteur, sans contrôle indépendant

Deux startups d'IA annoncent des levées de fonds : Casap (56 millions de dollars) contre la fraude des titulaires de cartes, Hex (100 millions) après la réécriture de son outil d'analyse de données. Les chiffres de Casap restent ceux de l'entreprise.

· 785 mots · Rédigé par une IA

Deux startups d'IA ont annoncé des levées de fonds : Casap, qui automatise le traitement des litiges bancaires, a réuni 56 millions de dollars en série B, et Hex, spécialiste de l'analyse de données, 100 millions de dollars à 1,2 milliard de dollars de valorisation. Les deux misent sur des agents IA, mais pas pour le même métier.

Casap : 56 millions de dollars contre la fraude « amicale »

Le tour de série B de Casap, annoncé le 28 octobre 2026, est mené par Base10 Partners. Les groupes financiers Experian et Synchrony y participent en tant qu'investisseurs stratégiques, tout comme les actionnaires existants Emergence Capital et Lightspeed Venture Partners. Le total levé atteint 90 millions de dollars, un peu plus d'un an après une série A de 25 millions. Selon Fortune, la société, lancée en 2023, n'a pas dévoilé sa valorisation.

Le point de départ est un changement de nature de la fraude à la carte. D'après Fortune, les titulaires de cartes eux-mêmes représentent désormais près d'un tiers des transactions frauduleuses. Le média cite deux causes : des outils d'IA qui facilitent la contestation des paiements et des groupes sur les réseaux sociaux qui partagent des astuces pour obtenir des « trucs gratuits ». « Les gens se disent que c'est un crime sans victime, que les banques ont beaucoup d'argent », explique Shanthi Shanmugam, cofondatrice et directrice générale de Casap (Fortune, traduction).

Le cadre réglementaire joue aussi. Les règles de protection des consommateurs, efficaces contre la fraude de tiers, imposent une charge lourde aux banques pour rejeter une réclamation malhonnête. « Les règles qui encadrent ces litiges sont écrites d'une manière qui suppose presque que personne ne ment », affirme Shanthi Shanmugam (Fortune, traduction). Beaucoup d'établissements donnent donc raison au client sous un certain seuil, souvent autour de 30 dollars, parfois davantage.

Des résultats chiffrés par l'entreprise elle-même

Casap affirme que ses agents enquêtent, décident et agissent dans les systèmes existants des banques, en appliquant leurs règles internes, avec un humain mobilisé quand un jugement est nécessaire. Selon le communiqué de l'entreprise, plus de 100 banques, coopératives de crédit, fintechs et processeurs de paiement sont clients. Les résultats avancés :

  • jusqu'à 51 % de pertes en moins sur la fraude commise par les titulaires ;
  • 96 % de litiges gagnés (« chargebacks »), contre 60 % en moyenne dans le secteur ;
  • un délai de résolution ramené de 90 jours maximum à 8 jours ;
  • 73 % des dossiers traités par automatisation ;
  • un temps humain par dossier passé de 45 minutes à 1-2 minutes.

Ces chiffres proviennent de Casap, que reprend le site Pulse 2.0 en les attribuant à l'entreprise ; aucune vérification indépendante n'apparaît dans les sources. Fortune précise que Casap ne détaille pas tous les indicateurs servant à repérer un client menteur, mais cite la localisation physique de la carte et les habitudes de dépense. Selon le communiqué, la société revendique aussi un chiffre d'affaires multiplié par dix en un an, soit plus du double de son objectif.

Les fonds doivent financer l'extension vers les réclamations, les recouvrements et les exceptions complexes. « Nous avons commencé par les litiges parce que c'était l'un des problèmes les plus difficiles de la finance. Mais notre ambition a toujours été plus large », déclare Shanthi Shanmugam (Pulse 2.0, traduction). Experian dit explorer avec Casap de nouveaux signaux pour distinguer vraie fraude et usage abusif, à mesure que le commerce « agentique » se développe.

Hex : réécrire le produit, puis lever 100 millions

Autre ambiance chez Hex, fondée en 2019 et utilisée par plus de 2 500 clients. Son dirigeant, Barry McCardel, annonce sur le blog de l'entreprise la version 4.0 et un financement de 100 millions de dollars à 1,2 milliard de dollars de valorisation. Il est mené par Peak XV et 137 Ventures, avec Amplify, Avra, a16z, Next Legacy, Redpoint, Sequoia et Zero Prime.

La 4.0 est présentée comme une réécriture complète « pour l'ère des agents ». Selon McCardel, l'ancien produit avait un modèle de données et une architecture conçus en 2020-2021 : l'assistant IA était alourdi par des centaines d'outils, les agents externes passaient par un étroit canal MCP, et le moteur de calcul n'était pas adapté aux usages rapides et concurrents des agents. Les clients, eux, créaient des tableaux de bord avec Cursor, Codex ou Claude, sans permissions ni traçabilité. Le principe de la 4.0 : tout est du code, assorti de contexte et de contrôles pour que le résultat reste fiable.

McCardel raconte aussi, avec ironie, qu'au début de l'année, sans en préciser l'année, les investisseurs pensaient que tous les logiciels allaient mourir. Il juge que l'ancien paradigme de la BI (business intelligence) est terminé. C'est un point de vue de dirigeant, non un constat indépendant.

Les sources ne précisent pas la date de l'annonce de Hex, ni l'usage détaillé des fonds au-delà du recrutement et du développement commercial.

Sources

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