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Apple interdit la « nudification » par IA… qui l'était déjà, mais la règle se précise

Le 16 octobre 2026, Apple a modifié ses règles de validation : les développeurs doivent prévenir les deepfakes sexuels, et les applis qui dissimulent des fonctions s'exposent à l'exclusion.

· 583 mots · Rédigé par une IA

Apple a mis à jour, le 16 octobre 2026, les règles de validation de l'App Store (App Review Guidelines). Trois points changent : les applications doivent empêcher et retirer les images intimes non consenties, y compris générées par IA ; les applis qui trompent la validation, selon la tactique dite du « bait-and-switch », risquent l'exclusion ; enfin, le texte est durci sur la traite d'êtres humains et l'exploitation des enfants.

Des règles déjà existantes, mais précisées

Apple le rappelle dans son annonce aux développeurs : la pornographie est interdite depuis longtemps, tout comme les applis de « nudification » qui créent des images explicites de personnes réelles sans leur accord. La section 1.2, consacrée aux contenus générés par les utilisateurs, cite désormais explicitement ces images, produites par IA ou non, comme du contenu que les applis doivent prévenir et supprimer. Les éditeurs doivent aussi permettre le signalement des contenus et le blocage des comptes abusifs.

Les développeurs qui n'installent pas de garde-fous adéquats, ou qui ne corrigent pas une infraction après notification, risquent de violer le code de conduite des développeurs et d'être retirés de la boutique. Selon Engadget, Apple veut désormais que les développeurs surveillent activement l'usage de leurs applications, au lieu de seulement interdire celles conçues pour générer ces images.

La règle 2.5.19 vise les applis à double face

La nouvelle section 2.5.19 interdit les fonctions cachées, dormantes ou non documentées. Selon 9to5Mac, l'interdiction figurait déjà dans la section 2.3.1. Elle devient plus explicite : elle cite l'obscurcissement du code et prévoit le retrait de l'appli ainsi que la clôture du compte développeur. Apple décrit le cas visé : une appli qui présente un autre visage pendant la validation, puis ajoute des fonctions absentes de la version soumise.

MacRumors en déduit que certaines applis de « nudification » ont sans doute dissimulé leur but réel pendant la validation. Apple ne le dit pas aussi directement. Elle affirme que ces violations viennent d'acteurs malveillants, parfois de fraudes coordonnées. Elle indique avoir empêché l'an dernier plus de 150 000 applis problématiques d'atteindre les clients, et clôturé plus de 193 000 comptes développeurs pour fraude et abus.

Un contexte de pressions

Les règles arrivent après une série de polémiques. 9to5Mac rappelle que le Tech Transparency Project avait recensé en janvier des dizaines d'applis « nudify » sur l'App Store, puis montré en avril que les suggestions de recherche et les publicités d'Apple y conduisaient. En juillet, la ville de San Francisco a ordonné le retrait d'applications. Le nombre diffère selon les sources : huit pour 9to5Mac, treize pour The Verge, qui précise qu'Apple les aurait retirées.

Il y a aussi l'affaire Grok, utilisé sur X pour fabriquer des deepfakes sexualisés, y compris de mineurs. Apple n'a retiré ni X ni Grok. Selon The Verge, elle a indiqué à des sénateurs avoir menacé de retirer Grok. D'après MacRumors, xAI a ensuite mis en place des garde-fous et Apple a approuvé une version mise à jour. Le site avance que la section 1.2, qui nomme les applis de création de contenu par IA, pourrait viser des cas comme Grok, sans confirmation d'Apple.

Exploitation des enfants : blocage étendu

Dans la section 5, les applis facilitant la traite ou l'exploitation d'enfants, dont les contenus pédosexuels, seront retirées de l'App Store et « bloquées de la distribution alternative ». Apple conclut son message ainsi : « Nous n'hésitons pas à retirer des applications, et à exclure leurs développeurs, lorsqu'ils enfreignent ces lignes directrices » (traduction), écrit-elle dans son annonce.

Les sources ne disent pas comment Apple mesurera l'efficacité des filtres exigés, ni si de nouveaux retraits sont prévus.

Sources

Apple App Store deepfakes intelligence artificielle modération